Saltar al contenido principal

Espelúy

MUNICIPIOS
  • espeluy
  • 137adff0-56f2-784c-8d39-aebc48242024?t=1609852902033
  • 666c2ab3-16e7-8f09-5053-9fe5b6f26997?t=1610991093584
  • 68c60a8f-4b35-e7de-3e82-59e2cb3dd7a9?t=1610991131762
  • 1241818d-83c3-14dc-abaf-8bfbfa8bb72b?t=1610991195674
  • espeluy
  • 137adff0-56f2-784c-8d39-aebc48242024?t=1609852902033
  • 666c2ab3-16e7-8f09-5053-9fe5b6f26997?t=1610991093584
  • 68c60a8f-4b35-e7de-3e82-59e2cb3dd7a9?t=1610991131762
  • 1241818d-83c3-14dc-abaf-8bfbfa8bb72b?t=1610991195674

Description

Espelúy est une petite commune de la région de la Campiña, dont elle occupe la partie centre-ouest, sur les rives du Guadalquivir. Elle est située en plein cœur de la campagne de Jaén, à une altitude de 282 m et compte 619 habitants. Sa population se répartit en trois noyaux : la localité proprement dite, La Estación de Espeluy et le Poblado del IARA. Au relief plat et clairement influencée par le Guadalquivir, la quasi-totalité du territoire est constituée de terres cultivées et irriguées, les principales cultures étant l'oliveraie (irriguée), les potagers et les céréales. Le Guadalquivir, d'une manière lente et silencieuse, dessine de saisissants méandres qui, avec leurs forêts-galeries, semblent tracer une bande de couleur remarquable dans le paysage. Ce cours d'eau, en plus de faire vivre les cultures, enrichit la végétation et la faune de la localité. Aux nombreux oliviers s'ajoutent des arbres fruitiers, une zone de chênaie verte et la végétation caractéristique des forêts-galeries : frênes, osiers, bouleaux, peupliers, peupliers noirs… Son château, d'origine arabe, appartint à l'ordre de Santiago et fut déclaré Monument Historique-Artistique en 1985. Il n'en subsiste que quelques pans de murailles, une citerne et quelques pièces. L'église paroissiale fut construite en 1954 sur le site d'un ancien oratoire dédié à Santa Catalina.

Office de tourisme

CÓMO LLEGAR

Infos pratiques

Zone touristique : Sierra Morena/Sierras d'Andújar et de Despeñaperros 

Distance jusqu'à la capitale provinciale (km) : 35 

Altitude au-dessus du niveau de la mer (m) : 283 

Superficie (km²) : 26 

Nombre d'habitants : 805 

Gentilé : Espeluseños 

Code postal : 23628

CONTENU AUDIOVISUEL

PLUS D'INFORMATIONS

Culture

  • Château, érigé à l'époque califale, il remplissait une fonction stratégique clé dans le contrôle des fleuves Guadalquivir et Guadalimar. Il fut détruit par le roi Ferdinand III dans le premier tiers du XIIIe siècle. Une fois passé aux mains chrétiennes, il fut reconstruit. Son élément le plus authentique est le donjon, de plan carré, dont l'intérieur conserve deux salles superposées couvertes de voûtes en berceau. 
  • Hacienda del Pilar. Construite en 1904 comme exploitation agricole, elle fut par la suite transformée en demeure seigneuriale privée et destinée à recevoir des autorités. Alphonse XIII y séjourna lors de sa visite à Jaén en 1916. Elle doit son nom à la Vierge sous ce vocable, placée sur sa façade. 
  • Église de Santa Catalina, inaugurée en 1954, il s'agit d'une petite paroisse édifiée sur l'ancien oratoire de Santa Catalina, à laquelle on accède par de douces marches. Sa façade présente un portail sobre, orné d'un fronton brisé et de trois ouvertures pour les cloches.

Nature

Aux mammifères caractéristiques de la campagne — cerfs, lapins, lièvres, renards… — s'ajoutent de nombreux rapaces : aigles, faucons crécerelles, vautours…, ainsi que l'avifaune et la faune aquatique qui vivent le long du fleuve. Les reptiles sont également abondants : lézards, couleuvres, vipère à museau relevé… Pour mieux découvrir ce paysage, rien de tel que de se rendre dans les lieux voisins où l'on peut observer la nature en direct. Deux sites se distinguent particulièrement dans le territoire communal d'Espelúy :

  • Las Aceñas, un site situé à seulement 2 km du centre-ville, accessible en voiture ou à pied, et qui abrite la source ayant alimenté la ville en eau. 
  • Paraje de Santa Ana. Un lieu abritant la plus grande réserve de chênaie verte d'Andalousie, comptant près d'un millier d'exemplaires. Il offre de superbes panoramas sur la région.

Fêtes et événements

Espelúy est un exemple vivant du croisement des coutumes et traditions apportées par les peuples qui sont passés par la localité, des Romains jusqu'à la colonisation menée dans les années 1960 avec des habitants venus de la Sierra de Segura pour repeupler ces terres. 

  • Fête de la Saint-Antoine, célébrée le 17 janvier, fête profondément enracinée du monde agricole, où subsiste encore la tradition d'allumer des feux de joie en son honneur. C'était une date à laquelle on organisait traditionnellement l'abattage du cochon (matanza). 
  • Saint-Joseph, le 19 mars, ancien saint patron de la localité. À l'origine, la confrérie qui organisait la fête était composée exclusivement de cheminots, mais elle accueille aujourd'hui toute personne souhaitant en faire partie. 
  • Las Bolas de Semana Santa. Deux équipes d'hommes se relaient pour lancer des boules métalliques depuis le centre-ville d'Espelúy jusqu'à la gare, distante d'environ 4 km. Pendant ce temps, on boit du vin, dont l'addition sera réglée à la fin par l'équipe perdante. C'était une manière de continuer à se retrouver à une époque où les bars restaient fermés pendant la Semaine sainte. 
  • Saint Grégoire de Nazianze. L'une des plus anciennes célébrations. Elle se tient le premier dimanche de mai en l'honneur du saint patron, considéré comme protecteur contre les invasions de criquets. Ce saint est particulièrement vénéré par ceux qui ont dû émigrer et qui reviennent à cette occasion dans leur village, sur leurs racines. Les Croix de mai sont célébrées le deuxième dimanche de mai, les habitants rivalisant de soin dans leur décoration. 
  • Fête de la Saint-Michel. Une fête célébrée par les colons venus de la Sierra de Segura. Outre leurs traditions et leur gastronomie, ils apportèrent également leur saint patron, San Miguel, ainsi que le « jeu des quilles », que les habitants d'origine pratiquent aujourd'hui également avec une grande maîtrise. 
  • Sainte Catherine. Célébrée le 25 novembre, organisée par une confrérie exclusivement féminine, dont les membres assistent ce jour-là à un banquet sans leurs conjoints, laissant ces derniers libres toute la journée pour célébrer la fête de leur côté.

Gastronomie

Durant l'été 1965, dans le cadre du Plan Jaén, la population d'Espelúy s'est accrue grâce à l'arrivée de colons venus de la Sierra de Segura. Cette particularité fait que deux cuisines coexistent dans la localité : la « cuisine de montagne » et la « cuisine de la Campiña ». Voici les plats les plus marquants : 

  • La pipirrana, qui correspond ici au gazpacho préparé localement — malgré son nom, il faut plutôt la considérer comme un « salmorejo ». 
  • Un potage de fèves sèches aux aubergines, un souvenir culinaire lié à une tradition d'ermite local. 
  • Les « espárragos trigueros esparragados » (asperges sauvages en sauce aux asperges) — un nom quelque peu redondant faisant référence à la sauce qui les accompagne. 
  • Les migas de pain au melon. Lorsque le froid de l'automne commence à se faire sentir, on profite des derniers melons de la saison. 
  • Le potage aux petits pains (typique de la Semaine sainte). Il se prépare en ajoutant aux pois chiches et à la morue des chardons sauvages, ou à défaut des épinards. 
  • Le « canto de pan con aceite » (un quignon de pain à l'huile), que les habitants d'Espelúy emportent dans leur besace pendant la récolte des olives, généralement accompagné d'un morceau de lard, de morue ou de tout autre en-cas simple. 
  • L'agneau mijoté aux poivrons.

Certains plats de la « cuisine de montagne » se sont également enracinés localement, tels que : 

  • Le « gazpacho de segadores » (gazpacho des moissonneurs), concombre et oignon baignant dans une grande quantité d'eau assaisonnée d'huile, de vinaigre et de sel. 
  • L'« ajopringue », typique des jours d'abattage du cochon. 
  • La « pulenta », une soupe à l'œuf et à la farine, héritage de la cuisine de la Rome impériale. 
  • D'autres plats : l'« ajoatao », les « escargots mijotés aux pommes de terre » et le « riz cortijero » (riz façon ferme). 

Parmi les pâtisseries, on retrouve : 

  • Le « bienmesabe » (typique de la Semaine sainte), préparé à partir d'un fond de biscuits trempés dans du sirop. 
  • D'autres douceurs : lait frit, roscos au lait et pestiños.

Histoire

Espelúy possède un important héritage préhistorique. Parmi les nombreux gisements, celui de Las Tiesas se distingue : un établissement du IIIe millénaire av. J.-C., avec des vestiges de huttes circulaires et des scories, témoignage clair d'une activité métallurgique. Un autre gisement préhistorique est celui du Cerro de la Plaza de Armas de Sevilleja, postérieur au précédent, où les maisons sont déjà bâties en terrasses. 

La première fois qu'Espelúy est mentionnée dans un document historique remonte au XIIIe siècle, considérée comme l'un des châteaux attaqués par le roi Ferdinand III en 1224, qui passera ensuite dans le domaine de l'ordre de Calatrava. 

En 1321, elle fut donnée en seigneurie à Díaz Sánchez de Biedma, seigneur d'Estivel et de Jabalquinto, époque à laquelle le château fut construit. La famille changera ensuite de nom pour devenir Benavides, à qui sera accordé le comté de Santisteban del Puerto. 

Tout au long du XVe siècle, la population se consolide, comme en témoigne la construction d'une paroisse. À la fin de ce même siècle, sainte Thérèse sera soignée au château d'Espelúy à la suite d'un accident survenu lors de la traversée du Guadalquivir, ainsi qu'elle le relate dans le Livre des Fondations. 

Au milieu du XIXe siècle, Espelúy comptait déjà 722 habitants, bien que son aspect fût encore celui d'un hameau, les maisons y étant dispersées sans former de véritables rues. 

Entre 1880 et 1885, fut construite la liaison ferroviaire avec Jaén, ce qui provoqua une augmentation importante de la population. Un noyau de population se développa autour de la gare, aujourd'hui plus important que l'ancien centre-ville.

Dans cette municipalité

3

Événements

Nous recommandons