Route de La Campiña
Description
Un voyage à travers la lumière dorée du Guadalquivir
Lorsque vous entrez dans la Campiña de Jaén, le paysage s'ouvre comme un livre ancien. La terre est plate et généreuse, et le Guadalquivir la traverse avec le calme de celui qui en connaît tous les secrets. Ici, entre champs de blé et oliveraies, la Renaissance a laissé une empreinte que l'on retrouve encore aujourd'hui dans des places silencieuses, des tours fières et des temples tournés vers l'horizon.
Cet itinéraire vous mène à travers des villes qui ont grandi au rythme du commerce et de l'artisanat, des lieux où la vie quotidienne s'est mêlée à la grandeur d'une époque nouvelle. Andújar, la plus puissante d'entre elles, vous accueille avec l'élégance de ses églises et la force de son histoire. Lopera, Porcuna, Arjona et Arjonilla complètent une mosaïque de villages où l'architecture Renaissance cohabite avec l'intensité du Baroque qui a suivi.
Sur ces terres ont travaillé des maîtres qui ont marqué le XVIe siècle. La présence de Vandelvira se devine dans certains détails et tracés, mais ce sont Francisco del Castillo « El Mozo » et son frère Benito del Castillo qui ont donné forme à nombre des édifices que vous contemplez aujourd'hui. Ils furent rejoints par des artisans et architectes cordouans, laissant un paysage artistique riche en nuances.
Sur cette route à travers la Campiña, vous rencontrerez des villages qui gardent des histoires de frontière, de noblesse et de foi. C'est s'arrêter devant un portail Renaissance qui brille au crépuscule, écouter l'écho d'un ancien marché ou découvrir comment la lumière se pose sur une tour qui veille depuis des siècles sur la vallée.
Mengíbar : Là où l'histoire veille du haut des airs
En arrivant à Mengíbar, la première impression est marquée par sa Torre de Homenaje, un géant de pierre qui s'élève à plus de treize mètres au-dessus des maisons du village. C'est le dernier vestige du château médiéval, et elle semble encore aujourd'hui garder les secrets de ces terres où s'établit un jour la mythique Iliturgis romaine, sur le Cerro Maquiz voisin.
Au pied de la tour, l'Église de San Pedro révèle l'empreinte de la Renaissance. Son intérieur, à trois nefs et voûtes en berceau surbaissé, suit le modèle que Vandelvira répandit dans toute la province. Bien que l'église ait été achevée après sa mort, son esprit architectural continue de vivre dans chaque pilier.
En vous promenant dans la calle Jaén, vous découvrirez la Casa de la Inquisición, avec un portail classiciste tardif et une ferronnerie qui mérite un regard attentif. Ce sont des détails qui témoignent d'un Mengíbar prospère, lié au Guadalquivir et à son ancien port fluvial, d'où partait le bois qui descendait de la Sierra de Segura.
D'ici, l'itinéraire s'ouvre vers la Campiña. Vous pouvez continuer vers Andújar ou bien bifurquer vers Bailén, avec son église de La Encarnación et son histoire liée à la célèbre bataille de 1808.
Si vous choisissez cette variante, un petit détour vous mènera à Baños de la Encina, où l'imposant château califal domine l'horizon. Ses maisons-palais Renaissance et l'église de San Mateo complètent un ensemble monumental surprenant. Et dans l'Ermita del Cristo del Llano, le camarín baroque — une explosion de stucs polychromes et de miroirs — vous enveloppera d'une beauté inattendue.
Cazalilla : Une petite halte à l'âme médiévale
À quelques kilomètres de Mengíbar, Cazalilla apparaît comme un village paisible qui conserve l'empreinte de son ancienne forteresse. Il en reste une tour semi-circulaire, aujourd'hui intégrée à l'Église de La Magdalena, dont l'intérieur gothique et les transformations Renaissance racontent des siècles d'histoire. Le portail classiciste et sa haute tour de 1627 complètent un ensemble simple mais plein de caractère.
Villanueva de la Reina : Le village qui a toujours regardé vers le fleuve
À Villanueva de la Reina, vous retrouvez le Guadalquivir, qui accompagne ici un village aux racines romaines — l'antique Noulas — et à un passé médiéval encore perceptible dans son tracé. Son Église de l'Immaculée Conception conserve des arcs et des piliers gothiques, transformés au XVIIe siècle avec un élégant portail classiciste et une tour couronnée d'un beau clocher effilé.
Face à l'église, la Mairie témoigne elle aussi de la force de la Renaissance dans la Campiña, avec une galerie d'arcades et un portail de la fin du XVIe siècle. À sa façade a été incorporé un autre portail classiciste provenant de l'ermitage de San Nicolás, qui ajoute une touche historique à l'ensemble.
Andújar : La grande porte du Guadalquivir
À Andújar, vous sentez que vous êtes dans la capitale naturelle de la Campiña. Le Guadalquivir l'enlace depuis des siècles, et son histoire se déploie à travers de larges rues, des places lumineuses et des temples qui parlent d'un passé puissant. Ce fut une ville de frontière, de commerce et d'artisans, et elle vécut à la Renaissance l'un de ses moments les plus brillants.
Le cœur monumental bat autour de l'Église de Santa María la Mayor, où le gothique et le classicisme cohabitent avec naturel. Tout près, la Casa de Comedias, l'ancien Pósito et les portails Renaissance qui parsèment le centre historique rappellent la prospérité de la ville aux XVIe et XVIIe siècles. L'empreinte de maîtres tels que Castillo « El Mozo » et son frère Benito apparaît dans les détails, les tracés et les solutions architecturales qui définissent l'identité d'Andújar.
Ses maisons nobles, ses églises et ses anciennes portes urbaines parlent d'une ville qui a grandi au rythme du commerce et du fleuve. Et dans ses environs, la nature s'impose avec force : la Sierra de Andújar, l'un des grands sanctuaires du lynx ibérique, offre un paysage qui contraste avec la sérénité de la Campiña.
Marmolejo : Des eaux qui racontent des histoires
En suivant le cours du Guadalquivir vers le sud, vous croisez Marmolejo, un village qui a toujours vécu en dialogue avec le fleuve. Ses eaux médicinales, célèbres depuis des siècles, ont donné vie à un établissement thermal renommé qui inspira même Palacio Valdés dans le film « La Hermana San Sulpicio ». Ici, la tradition thermale fait partie du paysage.
Dans le centre historique, l'Église de Nuestra Señora de la Paz se distingue par sa sobre élégance. Son portail classiciste, typique du XVIIe siècle, annonce un intérieur remanié mais riche en détails, comme les deux retables baroques du XVIIIe siècle venus de Benavente.
Aux abords du village, le Pont sur le Guadalquivir, avec ses sept arches de pierre, s'élève comme l'une des œuvres les plus spectaculaires du fleuve. Il fut construit par Benito del Castillo à la fin du XVIe siècle. Son harmonie et sa force vous surprendront.
Sur son territoire communal, le Castillo de la Aragonesa rappelle le passé médiéval de la région, transformé par la suite en une grande hacienda dotée d'une chapelle néoclassique.
Lopera : Un château qui garde des siècles de mémoire
En quittant Marmolejo et en avançant vers l'ouest, le paysage vous conduit jusqu'à Lopera, un village qui a grandi sous la protection d'un puissant château. En plein centre, s'élève son château bas-médiéval, ancienne forteresse de l'ordre de Calatrava et aujourd'hui Monument Historique. Ses murs, qui furent un jour une résidence seigneuriale, conservent la sérénité des lieux qui ont vu passer bien des vies et bien des batailles.
En face, l'Église de Santa María — ou de la Purísima Concepción — montre la transition du gothique tardif à la Renaissance. À l'intérieur vous attend un joyau : le tombeau Renaissance de doña Marina Fernández de Torres, œuvre du sculpteur de Jaén Juan de Reolid, délicat et solennel, adossé au mur comme s'il voulait faire partie de l'architecture elle-même. Parmi ses retables baroques, quelques peintures de l'école grenadine et des pièces d'orfèvrerie du XVIIIe siècle ajoutent de l'éclat à l'ensemble.
La Mairie, bien que reconstruite après la guerre civile, conserve la monumentalité sobre du XVIIe siècle, qui vous rappellera l'importance historique du lieu.
Porcuna : Là où le passé émerge comme une sculpture
Porcuna vous accueille comme un lieu où le passé affleure à chaque pas. L'antique Obulco ibère y a laissé des trésors tels que les sculptures de Cerrillo Blanco, et la ville médiévale s'est ensuite élevée autour de la Torre Nueva, ou Torre de Boabdil, aujourd'hui musée et symbole de son histoire.
Sur la Plaza de Andalucía, l'Église de l'Assomption combine sa sacristie Renaissance avec une nef néo-romane décorée par un jeune Julio Romero de Torres. La Mairie, installée dans l'ancien Pósito du XVIIIe siècle, complète cet espace monumental. Tout près, le Couvent de San Benito conserve des chapiteaux et des portails médiévaux qui rappellent l'empreinte de l'ordre de Calatrava.
Une agréable promenade mène à l'Ermita de Nuestro Padre Jesús, avec son camarín baroque, et à l'étonnante Casa de Piedra, bâtie entièrement en pierre par le tailleur de pierre local Antonio Garrido, pendant près de trente ans.
Et si vous souhaitez ressentir le Porcuna le plus intime, il suffit de vous rendre à La Calderona, l'un des sites archéologiques les plus singuliers de la commune, connu pour sa richesse ibère et romaine.
Arjona : La colline où naquit une dynastie
Arjona s'élève sur une colline qui domine la Campiña et recèle une histoire aussi profonde que fascinante. Ce fut l'antique Urgavo romaine, puis place forte de l'ordre de Calatrava, et plus tard berceau de la dynastie nasride qui gouverna Grenade. Au XVIIe siècle, elle retrouva une place de premier plan avec la découverte des reliques des saints martyrs Bonoso et Maximiano, qui transforma la ville en lieu de pèlerinage.
Le cœur d'Arjona bat sur la Plaza de Santa María, où se concentrent des siècles d'histoire : une grande citerne arabe, l'Église de Santa María — gothique avec des ajouts baroques — et le Sanctuaire des Martyrs, œuvre de la fin de la Renaissance de Juan de Aranda Salazar, avec sa crypte et son camarín du XVIIIe siècle. Alentour se conservent encore cinq croix en fer forgé du XVIIe siècle, témoins des anciens pèlerinages.
Dans la partie basse du village, d'autres églises montrent l'évolution de la Renaissance à Arjona. L'Église de San Juan conserve un portail du premier renaissance grenadin et une surprenante crypte moderniste du baron de Velasco. L'Église de San Martín conserve sa tour Renaissance à clocher en céramique, œuvre de Castillo « El Mozo ». Et l'Église du Carmen, néogothique, rappelle la dévotion du XIXe siècle.
Arjona vous montrera son passé nasride à travers des détails architecturaux et des bâtiments publics où affleure un style néo-nasride très caractéristique.
Pour rejoindre Arjona depuis Porcuna, vous pouvez emprunter l'itinéraire direct ou passer par Higuera de Calatrava, où l'Église de la Purísima Concepción vous surprend avec ses piliers torsadés Renaissance, avant de continuer vers Arjona à travers des champs ouverts et des villages paisibles.
Arjonilla : La tour qui garde une légende
À seulement huit kilomètres d'Arjona se trouve Arjonilla, une bourgade née comme seigneurie indépendante en 1553 et que la littérature retient pour la tragique histoire de Macías « El Enamorado », emprisonné et mort dans son château. De cette forteresse calatrave subsiste aujourd'hui la Torre de Macías, qui s'élève au-dessus du village comme un symbole d'amour et de destin.
Tout près, l'Église de La Encarnación montre la transition du gothique à la Renaissance : piliers et arcs médiévaux, un portail dorique très vandelvirien et une tour classiciste liée au style de Castillo « El Mozo ». À l'intérieur surprend un autel wisigothique utilisé comme table d'autel, des peintures murales du XVIe siècle et une précieuse collection d'orfèvrerie baroque.
Sur la petite place de Santiago, l'Ermita de la Virgen de la Cabeza conserve un splendide plafond à caissons mudéjar du XVIe siècle, tandis qu'à la périphérie, l'Ermita de la Soledad rappelle des modèles vandelviriens comme celui d'Andújar.
Arjonilla conserve également un bon nombre de maisons seigneuriales du XVIIIe siècle et un élégant bâtiment du Tribunal, ancienne Mairie du XVIIe siècle, qui reflète le classicisme sobre de la dernière Renaissance de Jaén.
Lahiguera : Une colline tranquille dans la Campiña
Sur le chemin de Jaén, et avant de revenir à Arjona, vous rencontrez Lahiguera, une bourgade sereine installée sur une douce colline qui domine le paysage. Sa silhouette est marquée par l'Église de la Consolación, un temple du début du XVIe siècle qui conserve la simplicité et l'harmonie des premières constructions Renaissance de la région.
C'est une église à une seule nef, couverte d'une charpente à chevrons et entraits de tradition mudéjare, un détail qui apporte chaleur et authenticité. Sa présence, sobre et élégante, résume bien le caractère de Lahiguera.
Rutómetro
Mengíbar
A 20 Km de Jaén en dirección norte por la autovía E-902 o A-44, nuestra primera parada, Mengíbar, en cuyas inmediaciones se cree estuvo la célebre ciudad romana de Iliturgis, en lo que es el rico yacimiento arqueológico de Cerro Maquiz. La identidad del pueblo está sin embargo más con su potente Torre, único vestigio del castillo medieval, Torre de Homenaje de altura superior a los 13 metros con tres estancias abovedadas en su interior. Próxima a ella, la iglesia de San Pedro, representa la huella renacentista, pese a su moderna reforma de 1970. Obedece al modelo vandelviriano de templo de tres naves separados por pilares y bóvedas vaídas, iniciada además en vida del maestro aunque terminada después de su muerte, posiblemente por Alonso Barba.
Otra pieza arquitectónica a destacar es la llamada Casa de la Inquisición, en la calle Jaén, que luce una portada clasicista muy tardía, no anterior al primer cuarto del siglo XVIII. Es interesante la rejería de forja que tiene.
Mengíbar fue destacado puerto fluvial, a orillas del Guadalquivir, por su buena situación geográfica sobre todo por el transporte de la madera proveniente de la Sierra de Segura.
Desde aquí nuestros pasos se dirigen hacia Andújar, “capital” de la Campiña. Podemos hacerlo, bien sin abandonar la autovía E-902 hasta Bailén, ciudad universalmente conocida por la célebre batalla ganada a los franceses en 1808, y que tiene una iglesia parroquial digna de visitarse, la iglesia de La Encarnación, gótica pero con aportaciones clasicistas importantes, y desde allí por la Autovía E-5 o A-4 a Andújar, o por el contrario, seguir en paralelo al curso del río por la carretera J-3413 y después la A-6075 hasta enlazar con la E-5, opción por la que hemos optado.
No obstante, si se elige la ruta de Bailén, merece la pena desplazarse desde allí a la vecina Baños de la Encina, bien por la carretera local JA-4100 o por la E-5 y desvío en el Polígono industrial por la A-6100. La villa es famosa por su castillo, de época califal, Monumento Nacional desde 1931, y el conjunto de todo el núcleo con numerosas casas-palacio fechables entre el siglo XVI y XVII, y la iglesia parroquial de San Mateo, en la que se dan la mano el gótico, renacimiento y barroco. También es imprescindible visitar la Ermita del Cristo del Llano, declarada Monumento Nacional recientemente, obra barroca en la que sobresale su camarín, de yeserías policromadas y espejos, donde se venera la imagen titular.
Cazalilla
A pocos kilómetros de Mengíbar por la comarcal J-3413, pasamos por la villa de Cazalilla, surgida a la sombra de una fortaleza de la que queda como rastro parte de un torreón semicircular que sirve de ábside a la iglesia parroquial de La Magdalena. Su interior tiene arcos apuntados, que hablan de un templo medieval luego transformado entre el siglo XVI y XVII. La portada, sencilla, es de rasgos clasicistas al igual que la torre, muy elevada y construida en 1627.
Villanueva de la Reina
Llegamos de nuevo junto al Guadalquivir en esta población, que originariamente se llamaba Villanueva de Andújar, por pertenecer a dicha ciudad, pero que cambió su nombre en reconocimiento a Isabel II. El núcleo se asienta sobre una antigua fundación romana, Noulas, y después seguida con otro asentamiento medieval. La iglesia parroquial de la Inmaculada Concepción, muestra en sus arcos y pilares góticos ese origen si bien se transforma en la primera década del siglo XVII. De ahí su elegante portada clasicista y la torre con un bello chapitel.
Frente a la iglesia, el Ayuntamiento, muestra también a través de la galería de arcos y su portada clasicistas de finales del XVI o principios del XVII el arraigo del estilo en Jaén, siempre realizado en excelente cantería. Recientemente se ha incorporado a la fachada una portada, también clasicista, pero más tardía, procedente de la ermita de San Nicolás.
Andújar
Salimos de Villanueva por la comarcal A-6075 hasta alcanzar la autovía E-5, que nos lleva enseguida a la “capital” de La Campiña, que ya bajo el antiguo Régimen fue sede de Corregimiento. En su subsuelo se suceden todas las etapas históricas desde el Neolítico, pero los vestigios más antiguos son los restos de sus murallas medievales. La Andújar monumental se reviste, sin embargo, en su mayor parte de Renacimiento y los nombres de Andrés de Vandelvira y los Castillo, Francisco y Benito, están presentes en ella.
El mayor interés de la visita se concentra en torno a dos plazas próximas entre si: la de Santa María y la de España. La primera fue donde estuvo el primitivo ayuntamiento y el Pósito, cuyos solares ocupan hoy la Casa de la Cultura y que da como vestigio de la época la Torre del Reloj, fechada en 1534, ostenta el escudo imperial de Carlos V junto al reloj de sol primitivo. Posteriormente se le añadiría otro de esfera moderno. Frente a ella la iglesia de Santa María, templo iniciado en gótico, como revelan las bóvedas de los pies, su antigua cabecera, que en una reforma radical en el primer tercio del siglo XVI se invierte la orientación y se transforma en una basílica clásica. La obra, que se prolonga a lo largo de todo el siglo, registra varias fases; en la primera aparecen los maestros Velasco y Tolosa, siendo tasada por Andrés de Vandelvira. Después, a partir de 1560 será Castillo “El Mozo” el que se haga cargo. Contiene el templo piezas de gran valor artístico, como el cuadro de El Greco, “La Oración del Huerto”, en la capilla conocida por el nombre del pintor, y en la que hay una valiosa talla también de Cristo atado a la columna, procedente de la iglesia de Santiago, obra del primer cuarto del siglo XVI. Otra pintura destacable es la Inmaculada, de la capilla de los Reinoso, obra o copia del Caballero de Arpino. También son de reseñar las tres rejas de forja, igualmente renacentistas.
A través de la calle Feria desembocamos enseguida en la Plaza de España, presidida por el Ayuntamiento, antigua Casa de Comedias construida en el primer cuarto del siglo XVII, luego modificado en el siglo XVIII con un proyecto neoclásico. Al lado, la iglesia de San Miguel, que mantiene su estructura gótica, pero su portada principal es una de las más bellas muestras del primer Renacimiento en la provincia, y en su interior el cancel y sotocoro es una magnífica pieza de carpintería con relieves de corte manierista de finales del siglo XVI. La Sacristía, del siglo XVII, destaca por su bóveda ovalada, pintada con las efigies de los apóstoles, atribuidas a Antonio García Reinoso.
El resto de las iglesias parroquiales parten todas de proyectos góticos originarios, pero con modificaciones renacentistas o barrocas. La de Santiago, hoy cerrada al culto, tuvo una reforma del presbiterio firmada por Vandelvira. Asimismo guarda en la Capilla del Cristo a la Columna, cuya imagen la hemos visto en Santa María, una de las mejores muestras del barroco delirante de procedencia cordobesa, en los muros y bóveda de yeserías realizados por los hermanos Primo.
La iglesia de San Bartolomé, ya fuera de la muralla en la actual Corredera de San Bartolomé, modificó su cabecera con elegantes bóvedas vaídas realizadas por Castillo “El Mozo”.
Por su parte la iglesia de Santa Marina, hoy dedicada a espacio cultural, se transformó todo su interior en el siglo XVII.
El recorrido por el centro histórico de la ciudad depara agradables sorpresas. Sus calles bastantes rectas y estrechas para resguardarse del calor, se enlazan a menudo a través de plazoletas o “altozanos”, que funcionan a modo de rótulas, focalizadas por la atractiva fachada de una casa-palacio. Tomemos la calle Maestra, paralela a las murallas, a espaldas de la Plaza de España, desde el Altozano de la Virgen, junto a la Puerta del Sol y que nos lleva hasta el Altozano de Santa Ana, en ese recorrido llama nuestra atención la Casa de los Niños de Don Gome, construida en una torre de la muralla, dentro del estilo del renacimiento manierista que domina en Andújar, y poco más adelante otra casa-torre en esquina, la de los Valdivia, del mismo estilo y cronología. Ya en el Altozano de Santa Ana, la casa-palacio de los Cárdenas, hoy sede de los juzgados, con capilla adjunta, es tal vez el mejor ejemplar de ese estilo que usa el almohadillado en las portadas, diseño de los Castillo, y que quedará ya como un signo identificador de la arquitectura civil andujareña hasta el siglo XVIII, repitiéndose por toda la ciudad.
La calle Ollerías, la calle más ancha y arteria comercial, marca el límite de las murallas y en ella o junto a ella se abren algunas fundaciones religiosas como la del Hospital de San Juan de Dios o la de las Monjas Trinitarias, en la vecina calle 22 de Julio, que data de finales del siglo XVI, y que contiene importantes obras de arte. En un borde de la ciudad, también, está el Colegio de los Jesuitas, frente a Santa Marina, convertido hoy en hospital, con una magnífica escalera barroca del siglo XVIII. Y algo más alejada del borde, los conventos de Jesús y María, de las monjas de San Francisco de Paula, uno de los más antiguos de Andújar, que luce en su iglesia un bellísimo artesonado mudéjar de forma ochavada, o el de las Capuchinas, actual Museo de Escultura “Antonio Orea”.
Fuera de la ciudad, en plena Sierra Morena, la Basílica y Real Santuario de Nuestra Señora de la Cabeza, la cual está declarada Fiesta de Interés Turístico Nacional, es la gran referencia andujareña por su famosa romería a finales de Abril, la más popular de toda Andalucía hasta la más moderna emergencia del Rocio de Huelva. A ella se refieren Cervantes y Lope de Vega. Después también célebre por el episodio de la Guerra Civil de 1936. El edificio, pese a haber sido reconstruido tras la Guerra, conserva la estructura de una nave cubierta con un gran cañón, que fuera proyectada por Andrés de Vandelvira en 1565. En esas fechas la ciudad se engalana para recibir a las numerosas cofradías que acuden desde muy diversos puntos de España.
En Las proximidades de Andújar, Los Villares de Andújar, se asienta sobre un enorme e importantísimo yacimiento romano de producción de “terra sigillata”, cerámica que se exportaba fuera de la Península. Esa tradición ceramista se conserva a través de la elaboración de artísticas piezas barrocas, como son sus famosa jarras. Un buen recuerdo para llevar de nuestra visita a Andújar.
Absolutamente recomendable es tapear en los bares de Andújar y no irse sin probar la carne de caza, ciervo o jabalí, en la que se especializa la cocina andujareña.
Marmolejo
Esta cercana población a Andújar se halla aguas abajo del Guadalquivir. Para llegar allí nos podemos desviar de la E-5, dirección Córdoba, tomando la carretera A-6176. Marmolejo es famoso por sus aguas medicinales, que han dado origen a un famoso Balneario, inmortalizado por Palacio Valdés en su novela “La Hermana San Sulpicio”.
Monumentalmente, la iglesia de Nuestra Señora de la Paz, es la pieza más destacable dentro del casco histórico; templo de comienzos del siglo XVII, como delata el clasicismo de su sencilla portada. Reformada modernamente, tiene dos retablos barrocos del siglo XVIII, procedentes de Benavente (Zamora).
Algo distanciado, el Puente sobre el Guadalquivir con sus siete ojos, es obra de Benito del Castillo, a finales del XVI y uno de los más espectaculares de este río.
En su término, es de destacar el Castillo de la Aragonesa, fortaleza medieval transformada en una gran hacienda con capilla neoclásica Marmolejo celebra con gran esplendor la Fiesta del Corpus. Un buen momento para acercarse.
Marmolejo celebra con gran esplendor la Fiesta del Corpus. Un buen momento para acercarse.
Lopera
Regresamos a E-5, dirección Córdoba, para dirigirnos a Lopera, desviándonos de ella para tomar la A-6175.
De este importante enclave militar de la Orden de Calatrava que da como testigo principal su Castillo bajomedieval, declarado Monumento Histórico, situado en el centro del pueblo, adquirido por la familia Valenzuela en 1856. Castillo residencial con capilla, allí estuvieron hasta la Guerra Civil dos tablas de Pedro Machuca.
Frente al castillo la iglesia de Santa María o de la Purísima Concepción, realizada en el estilo gótico tardío de finales del siglo XV y principios del XVI. En su interior es de destacar el Sepulcro de doña Marina Fernández de Torres, obra renacentista de mediados de siglo XVI, del tipo adosado al muro, del que es autor el escultor jiennense Juan de Reolid. De sus retablos barrocos, muy reformados, se conserva alguna pintura de escuela granadina reseñable y sobre todo algunas piezas de orfebrería barroca de finales del siglo XVIII.
El Ayuntamiento, aunque reconstruido tras la Guerra Civil, ofrece su estructura originaria del siglo XVII, sobrio, pero de evidente monumentalidad.
Muy conocidas en razón de su popularidad festiva, más que de su arquitectura, son las Ermitas de Jesús y la del Humilladero, por las dos imágenes de crucificados que guardan; una mayor,el Cristo de la Veracruz, en la de Jesús, y otra menor, la del Humilladero, el “Cristo Chico”,que dan origen a la “Fiesta de los Cristos” a finales de Agosto.
Lopera tiene fama por sus melones y sobre todo por el vino amontillado, el “Herruzo”, de gran calidad.
Porcuna
Abandonamos Lopera por la misma carretera, A-6175, camino de la cercana Porcuna, la antigua Obulco ibera, que ha proporcionado el espléndido conjunto de esculturas del yacimiento de Cerrillo Blanco (Museo Provincial de Jaén). Asentamiento romano importante sobre el que se configuró la Porcuna medieval, dominada por un castillo de la Orden de Calatrava cuyo perímetro abarcaba la amplia plaza actual de Andalucía en la que sitúa la iglesia y el ayuntamiento. Testigo de la fortaleza medieval es la Torre Nueva o Torrre de Boabdil, por ser tradición que en ella estuvo preso el rey granadino; construcción gótico-mudéjar del siglo XV, en cuyo interior se ha instalado un Museo de contenido arqueológico.
La iglesia de la Asunción, destaca en la Plaza de Andalucía, por su definido estilo neorrománico con que fue proyectada por Justino Flórez a fines del siglo XIX, sobre otra renacentista de la que sólo resta la Sacristía, realizada por Benito del Castillo. Del templo moderno cabe destacar las pinturas murales de un joven Julio Romero de Torres, poco conocido como pintor religioso y muralista.
En la misma Plaza, el actual Ayuntamiento es una rehabilitación del antiguo Pósito del siglo XVIII. Fuera de este núcleo central, merece ser conocido el antiguo Convento de San Benito, patrón de la ciudad y santo muy vinculado a la Orden Calatrava por tener en Jaén un Priorato de su mismo nombre. Conserva estructura y formas medievales en capiteles y puertas de acceso, fechables en el siglo XIII.
Otro punto de referencia es la ermita de Nuestro Padre Jesús, al fondo de un bonito Paseo, donde se venera la imagen homónima de mucha devoción, en su camarín barroco del siglo XVIII.
Antes de llegar a esta ermita, en el citado Paseo, se encuentra la “Casa de Piedra”, capricho extravagante del cantero local Antonio Garrido, que la levantó a sus expensas y con su trabajo personal, construyendo hasta el más pequeño elemento todo en piedra, tarea en la que invirtió veintinueve años (1931-1960), dentro de un estilo indefinido, exaltación de un oficio, el de la cantería, de tanta raigambre en Jaén (es visitable).
Porcuna engalana sus calles con motivo de la festividad del Corpus, pero muestra su mayor explosión de alegría con motivo de la Romería de la Virgen de Alharilla, el segundo domingo de mayo, con multitudinario desfile de cabalgaduras y coches a la cercana ermita, camino de Arjona, a donde encaminamos nuestros pasos.
Arjona
Ciudad cuna de la dinastía nazarí, que rigió los destinos de la Granada musulmana, fue en origen un importante asentamiento romano: Urgavo o Urgavo Alba. Después plaza fuerte de los calatravos y finalmente lugar sacralizado en el siglo XVII cuando el Obispo Moscoso y Sandoval impulsó la excavación y descubrimiento de los Santos Mártires de Arjona, Bonoso y Maximiano.
La mayor parte de todos estos hitos históricos tienen por escenario la actual Plaza de Santa María, en la cota más alta de la población, que se corresponde con el alcázar medieval y donde se halla un gran aljibe árabe, y dos templos: la iglesia de Santa María, la más antigua de Arjona, de traza gótica, con añadidos de época barroca, pero reformada tras la Guerra Civil. Frente a ella el Santuario de los Mártires, construido en 1634 en conmemoración de los hallazgos de las reliquias de Bonoso y Maximiano; templo sencillo de dos plantas, iglesia y cripta, proyecto de Juan de Aranda Salazar, dentro de su estilo tardorenacentista, aunque el camarín data del siglo XVIII.
El éxito de las reliquias promovió la creación de cofradías en muchos pueblos, que peregrinaban hasta aquí para rendir culto y dejando como testimonio cruces de forja, que eran erigidas en el entorno de la iglesia, de las que hoy subsisten cinco, fechadas en el siglo XVII, de valor histórico y artístico.
Descendiendo a la parte baja encontramos las huellas renacentistas en otras tantas iglesias, que iniciadas todavía dentro del gótico, tuvieron transformaciones significativas en el siglo XVI. La iglesia de San Juan, renovada casi por entero en ese momento, sin embargo conocería en el siglo XIX otra nueva modificación neohistoricista, que es la que presenta, pero aun queda su portada principal dentro del estilo del primer renacimiento granadino, dentro de la escuela de Siloé. En el interior, merece ser visitada la capilla y cripta del Barón de Velasco, obra de principios del siglo XX, proyectada por Justino Flórez, con esculturas de José Capuz, y bóveda con mosaicos de estilo “neobizantino”.
La iglesia de San Martín, que domina un amplio espacio donde se situaba el antigua ayuntamiento, que tenía galería o logia de tipo renacentista, no conserva del siglo XVI más que la torre, con un esbelto chapitel, chapado de cerámica, obra de Francisco del Castillo “El Mozo”, fechado en 1566, y un escudo en el exterior del obispo Delgado, que concuerda con la fecha anterior.
Curiosa resulta también la iglesia del Carmen, templo votivo mandado construir por don Isidoro Pérez de Herraste, a finales del siglo XIX, dentro del estilo neogótico imperante con una torre, réplica de la torre mudéjar de Santa Ana de Granada.
Por razones obvias el estilo “neoárabe” o más exactamente “neonazarí” aflora en edificios públicos significativos como el Salón de Plenos del actual Ayuntamiento.
Para llegar a Arjona desde Porcuna podemos elegir otra ruta alternativa: Tomar la A6052, a la misma salida de Porcuna, que nos lleva a HIGUERA DE CALATRAVA, donde podemos ver la iglesia de la Purísima Concepción, transformada su fábrica gótica en otra renacentista de fines del siglo XVI por Benito del Castillo. Resultan muy llamativos los dos pilares torsos junto a Presbiterio.
Desde Higuera, por la JA-3402, enlazamos con la A-321 y en el cruce del Pilar de Moya tomamos la A-306 que nos lleva a Arjona, pasando por Escañuela.
Arjonilla
A 8 Km de Arjona por la carretera A-6176 llegamos a esta villa emancipada de Arjona en 1553, famosa literariamente por haber sido encarcelado y muerto en su fortaleza Macias, “El Enamorado”, una de las más célebres leyendas de amor.
De aquel castillo calatravo, casi sólo resta la Torre del Homenaje, conocida como Torre de Macías.
Aparte de esta elevada torre envuelta en leyenda, otra torre también muy visible y de factura clásica es la de la iglesia parroquial de La Encarnación, templo iniciado a comienzos del siglo XVI con factura gótica en arcos y pilares, que a lo largo de su construcción fue adoptando soportes y otros elementos renacentistas, aunque se cubriera la nave principal con armadura mudéjar, hoy oculta bajo la bóveda de yeso barroca. Las formas clásicas triunfan en la portada principal y en la citada torre que se eleva sobre ella. La portada, dórica, es muy vandelviriana; sin embargo, la torre presenta un aparejo almohadillado, que la vincula con el arte de Castillo “El Mozo”, tan activo con los calatravos
La iglesia tiene por ara de altar un ara Visigoda, testigo de un importante asentamiento en el término municipal de Arjonilla. También llama la atención las pinturas murales descubiertas recientemente, dentro del estilo de finales del siglo XVI, próximo a los Raxis, y una buena colección de orfebrería barroca.
Cerca de la iglesia, en la plazoleta de Santiago, la ermita de Santiago o de la Virgen de la Cabeza, luce un espléndido artesonado mudéjar del siglo XVI. Y en las afueras la ermita de la Soledad, antigua parroquia de Santa María de Valrico, muestra una estructura similar a la de la Virgen de la Cabeza de Andújar, que vimos de Vandelvira.
Otras ermitas como la de Jesús Nazareno y la de San Roque, barrocas ambas, han sido muy reformadas.
Si es de destacar, aparte de un buen número de casas señoriales del siglo XVIII, dispersas por el casco histórico el edificio del Juzgado, antiguo Ayuntamiento, de la segunda década del siglo XVII, concebido dentro del clasicismo del último Renacimiento de Jaén.
Lahiguera
Regresamos de Arjonilla por la A-6176, pero antes de llegar a Arjona nos desviamos en el cruce con la A-305 y poco más adelante con la A-311, dirección Jaén, y al paso encontramos esta villa encaramada en una suave loma donde se destaca su iglesia parroquial de la Consolación, templo de principios del siglo XVI del tipo más sencillo de una sola nave cubierta con armadura de par y nudillo de tradición mudéjar.